Glossaire

A

Agrandissement

Terrain prévu pour y edifier de nouveaux bâtiments, dans les alentours d’un village. Ensemble des bâtiments qui se sont constrilts sur ce terrain.

 

Angle de bastion

Angle formé par la face du bastion avec son flanc.

 

Âme

Dans les pièces d’artillerie et les armes à feu en général, l’intérieur du canon.

 

Ame rayée

Dans les pièces d’artillerie et les armes à feu en général, l’intérieur du canon ; les stries hélicoïdales permettent d’augmenter la portée.

 

Amorce

Mélange inflammable utilisé pour les artifices incendiaires, explosifs ou d’illumination.

 

Appareil

Disposition des différents matériaux de construction (maçonnerie, pierre de taille, briques ou autres), sur un ouvrage de maçonnerie. Ils peuvent être disposés de différentes manières : en panneresse, en carreaux et boutisses, sur chant…

 

Arsenal

Dépôt d’armes ou magasin général ou sont entreposés différents objets de guerre.

 

Artillerie

Matériel de guerre, ensemble des armes servant à tirer des projectiles de grande taille sur de longues distances, dont l’élément propulseur est une charge explosive.

 

Aune

Unité de mesure, équivalente à 3 pieds, soit 836 mm.

B

Bastion

Fortification de forme pentagonale, en saillie entre deux courtines, formée de deux faces en angle saillant, de deux flancs qui rejoignent le rempart et d’une gorge d’entrée.

 

Banquette

Ouvrage en terre ou en maçonnerie, en forme de long banc, auquel on accède par une rampe depuis l’intérieur d’une forteresse ; les soldats peuvent s’y poster sur deux rangs, à l’abri d’un mur, d’un parapet ou d’une muraille à hauteur des épaules.

 

Batterie

Ensemble de pièces d’artillerie disposées pour faire feu sur l’ennemi. Unité de tir d’artillerie, composée de quelques armes feu et des artilleurs qui les manipulent, généralement commandée par un capitaine.

 

Battre

Attaquer et abattre, à l’aide de l’artillerie.

 

Bossage

Partie de la pierre de taille en saillie, dont les arêtes sont chanfreinées ou arrondies.

 

Boulin

Trous ouverts dans les murs pour recevoir les pièces de bois horizontales de l’échafaudage de construction ou les poutres des étages.

 

Bourg

Forteresse construite, au Moyen Âge, par les nobles féodaux dans le but de surveiller les territoires sous leur juridiction et où s’installaient commerçants, artisans, etc. Le bourg a donné naissance à de nombreuses villes médiévales.

 

Boutisses (peser en)

Ce dit d’une construction où la face la plus longue de la brique ou de la pierre se pose perpendiculairement au parement.

C

Calibre

Diamètre intérieur des armes à feu.

 

Canon

Pièce d’artillerie très longue par rapport à son calibre, destinée à tirer des balles, de la mitraille ou certains projectiles creux.

 

Canonniére

Ouverture spécifique pour tirer avec des armes à feu non portatives (par exemple des canons), réalisée aussi bien á la base des remparts et des tours que sur les chemins de ronde et les toitures.

 

Caponnière

Fortification qui, à l’origine, était composée d’une palissade avec des meurtrières et des embrasures à hauteur du fossé, afin de le défendre. Actuellement, on appelle ainsi les galerie et casemates situées en différents points dans le but de flanquer un ou plusieurs fossés du corps de place.

 

Casemate

Voûte très résistante prévue pour l’installation d’une ou plusieurs pièces d’artillerie. Elle se situait sur le flanc du bastion et était protégée par l’orillon qui abritait plusieurs pièces d’artillerie, dont l’objectif était d’empêcher les assaillants de passer le fossé.

 

Caserne

Salle à voûte en berceau, à l’épreuve des bombes, construite à l’intérieur du site défensif (bastion, fort…), destinée au logement des soldats ; servait aussi de dépôt de vivres, de munitions et de matériaux.

 

Cavalier

Ouvrage de fortification à vocation défensive, plateforme surélevée située á l’intérieur, placée au centre d’un bastion afin de le protéger grâce à son artillerie, en cas de siège. Ouvrages situés au-dessus des autres ouvrages d’attaque d’une place forte, construits à côté des tranchées afin d’établir les batteries de brèche.

 

Ceinture

Mur en pierre, en brique ou en torchis qui entoure une forteresse en vue de la défendre depuis l’extérieur. Sa hauteur doit être importante afin que les attaquants ne puissent pas l’escalader facilement ; elle doit en outre être très solide afin de résister aux différentes attaques des envahisseurs. Si la muraille est fermée sur elle-méme, on l’appelle alors une enceinte.

 

Chargement par la bouche

Système de chargement d’une arme à feu par la bouche.

 

Chargement par la culasse

Système de chargement d’une arme à feu par la culasse (partie inférieure du mécanisme) et non par la bouche de feu.

 

Cháteau

Ensemble formé d’une enceinte fortifiée renfermant une place d’armes, entouré d’une série de dépendances et qui comprend au moins une tour habitable. Il s’agit d’une construction fortifiée. Il peut disposer des elements supplémentaires suivants : murs, tours, ponts… et les pièces d’habitation se situent dans la casbah, le donjon… Il était spécialement conçu pour la défense des endroits stratégiques et celle des personnes ; il marquait aussi l’établissement du pouvoir seigneurial et permettait la surveillance, l’attaque, etc…

 

Chemin couvert

Terre-plein de circulation et de surveillance qui entoure et défend le fossé dans les fortifications ; la banquette, tout le long, permet à la garnison de faire feu par-dessus le glacis, qui tient lieu de parapet.

 

Chemin de ronde

Dans les fortifications médiévales, passage continu qui entourait le périmètre extérieur et qui protégeait les sentinelles et les tireurs.

 

Chemise

Dans les forteresses médiévales, muraille moins haute que le donjon, mais qui le couvre et la protège comme une fausse braie. Dans les forteresses modernes, les terre-pleins de terre sont couverts de murs maçonnés soutenus à l’aide de pilastres, et la dernière couverture est réalisée avec des pierres de taille.

 

Chemiser

Voir chemise.

 

Citadelle

Enceinte fortifiée, généralement en forme de polygone régulier, à l’intersection ou à l’intérieur de d’un centre urbain fortifié. La citadelle domine le centre urbain et sert de refuge en cas d’attaque.

 

Contrescarpe

Talus extérieur du fossé, opposé à l’escarpe, c’est-à-dire du côté de la campagne, et contre le chemin couvert.

 

Contrefort

Élément saillant du parement d’un mur, pour le fortifier.

 

Contregarde

Ouvrage de fortification extérieur composé de deux faces qui forment un angle ; il est dressé devant les bastions et ravelins afin de couvrir leurs fronts.

 

Contre-mine

Galerie creusée sous celle des adversaires, afin de la faire exploser ou pour aller à leur encontre pendant qu’ils effectuent ces travaux souterrains. Les systèmes de contre-mines étaient réalisés autour des places fortes afin d’anticiper ces travaux.

 

Corbeau

Elément d’architecture régulier, avec plusieurs moulures, situé en saillie sur un plan vertical et destiné à porter une charge.

 

Cordon

Moulure ronde placée sur tous les éléments extérieurs de la fortification, qui séparait les murs talutés des parapets des embrasures, empêchant l’escalade. Souvent constituée d’une rangée de pierres placées près de la partie supérieure des parements.

 

Courtine

Dans les fortifications modernes, pan de muraille entre deux bastions.

 

Courtine

Partie de la muraille qui se trouve entre deux tours consécutives ou entre deux bastions.

 

Crépi

Couche de plâtre, de stuc ou de tout autre mélange appliqué sur les murs d’une maison afin d’obtenir une surface lisse.

D

Dessin au graphite

Sur les anciens monuments, gravure ou dessin à main levée.

 

Demi-lune

Voir ravelin.

 

Dormant

Secteur statique de la chaussée d’un pont, qui précède le secteur rétractile et dont la capacité de flanquement est en général insuffisante pour atteindre le mur d’escarpe du fossé à traverser.

E

Écouvillon

Instrument à long manche en bois muni d’une extrémité hérissée de crins, que l’on insérait dans l’âme du canon pour accrocher les restes de tissu et les débris qui s’ y étaient logés après le coup de feu.

 

Échauguette

Petite tour cylindrique, creuse et couverte, dotee de meurtriéres, servant à abriter et défendre les sentinelles. Elle apparait et se développe dans la fortification bastionnée.

 

Embrasure

Ouverture dans le parapet d’une muraille ou dans l’épaulement d’une batterie, réalisée pour tirer des coups de canon le plus sûrement possible.

 

Emplacement

Situation topographique d’une fortification.

 

Enceinte

Anciennement, désignait une muraille urbaine. Voir ceinture.

 

Entrée de contre-mine

Porte en forme d’arc segmentaire qui donne accès à la contre-mine.

 

Épaule

Angle saillant formé par une face et le flanc adjacent d’un bastion. Un bastion a deux épaules.

 

Épaulement

Clôture artificielle, de hauteur et de corps correspondants, réalisée pour résister et arrêter l’impulsion d’un tir ou le rejeter.

 

Escarpe

Plan incliné formé par le rempart du corps principal d’une place, depuis le cordon jusqu’au fossé et la contrescarpe ; se dit aussi du plan, incliné à l’opposé, que forme le mur qui soutient les terres du chemin couvert.

 

Espace mort

Secteur d’approche qui ne peut être atteint depuis aucun endroit de la fortification.

 

Esplanade

Pente qui s’étend depuis le chemin couvert jusqu’à la campagne. Partie la plus élevée de la muraille, sur laquelle se trouvaient les créneaux. Revêtement en maçonnerie ou armature faite de fortes traverses, où l’on pose l’affût d’une batterie.

F

 

Face du bastion

Chacun des deux plans qui forment l’angle flanqué du bastion.

 

Fascine

Fagot formé de branchages minces très serrés utilisé par les ingénieurs militaires pour réaliser des revêtements ou pour consolider les terre-pleins des fortifications. S’utilisait aussi pour couronner, incendier, etc.

 

Flanc de bastion

Face d’une forteresse militaire, ou la zone latérale adjacente. Partie du bastion qui forme un angle rentrant avec la courtine et un angle sortant avec le front. Chacun des deux murs qui relient l’enceinte fortifiée aux faces d’un bastion.

 

Flanquer

Protéger les flancs de sa propre arée. Menacer les flancs de l’adversaire. Être placé dans un château, un bastion, sur une montagne, etc., de façon à atteindre la ville ou tout autre lieu visé, par tir croisés, grâce à l’artillerie.

 

Forteresse

Enceinte fortifiée, château, citadelle, etc.

 

Fortifié

Protégé ou entouré par des murailles.

 

Fortifier

Fortifier une position militaire á l’aide de retranchements.

 

Fortin

Petit fort.

 

Fossé

Excavation profonde qui entoure la forteresse et qui rend difficile son assaut ; il permet aussi au défenseur de se mettre à l’abri.

 

Front

Chacun des deux pans de muraille qui se rejoignent depuis les extrémités des flancs pour fermer le bastion et former l’angle. Deux bastions réunis par une courtine forment un front bastionné.

 

Frontispice

Façade d’un bâtiment.

 

Fort

Enceinte fortifiée.

 

Fourneau

Cavité aménagée dans une galerie, à la base d’un pont, etc., remplie de poudre pour la faire exploser. Caisse remplie de poudre ou de bombes et enterrée sous certains ouvrages, à laquelle on met feu lorsque l’ennemi s’empare du lieu où elle est enterrée.

 

Fusil

Arme à feu portative, destinée à être utilisée par les soldats d’infanterie ; remplace l’arquebuse el le mousquet. Elle se compose en général d’un canon en fer ou en acier long de quatre-vingt centimètres à un mètre, et d’un boîtier relié à un mécanisme de tir.

G

Galandage

Ouvrage en briques disposées sur chant, et dont les faces se correspondent exactement.

 

Gargouille

Canal en pierre qui recueille l’eau de pluie des toits. Il est quelquefois décoré de figures zoomorphiques, dont la plupart sont fantastiques.

 

Glacis

Terrain environnant les fortificaticns modernes aménagé en pente douce et libre d’obstacles et de végétation pour rendre difficiles les travaux d’approche de l’ennemi. Il arrivait jusqu’au bord du chemin couvert.

 

Gorge

Entrée au bastion depuis la place forte, ou distance des angles des flancs. Ligne droite, imaginaire quand elle n’a pas de parapet, qui relie les extrémités des deux flancs dans un ouvrage défensif.

 

Garnison

Troupe qui est en garnison dans une place forte, un château ou un bateau de guerre.

H

Herse

Palissade, grille ou porte en fer qui défend l’entrée d’une forteresse et celle d’autres parties de l’enceinte fortifiée. Pièce de fer aciérée et rayée qui, dans la platine du fusil à pierre, recouvrait le bassinet et produisait, sous le choc du silex, les étincelles enflammant la poudre.

I

J

Jeu d’armes

Éléments accessoires d’une batterie d’artillerie.

K

L

Linteau

Pièce de la partie supérieure des portes, fenêtres et autres ouvertures, qui repose sur des jambages.

 

Livre

Ancien poids de Castille, divisé en 16 onces et équivalent à 460 grammes. Cependant, ce poids valait 12 onces en Aragon, dans les Baléares, en Catalogne et à Valence, 17 au Pays Rasque et 20 en Galice et, de plus, les onces étaient différentes selon les villages.

 

Lunette

Petit bastion qui était généralement isolé. Il protégeait et renforçait en général la défense des angles de ravelins et de bastions.

LL

M

Maçonnerie

Toute construction ou une de ses parties (mur, voûte,…) réalisée en pierre, brique et mortier, ainsi que les constructions en torchis.

 

Maçonnerie de pierres

Système traditionnel de construction qui consiste à placer manuellement des pierres qui ne sont pas travaillées (pierres de taille) en les liant avec du mortier à chaux et à sable. Pour faciliter leur assisse, on place entre elles des petits cailloux en forme de cale (remplage). De nombreux murs et parements ont été construits en suivant cette technique. Les pierres les plus grandes sont utilisées dans les soubassements ou dans les parties basses des murs. Quelquefois, les deux faces sont différentes, la partie extérieure étant la plus travaillée. Dans la fortification moderne, cette technique est utilisée pour construire les murs de gorge des ravelins, les contregardes, etc., c’est-à-dire, les parties qui ne sont pas exposées directement à l’attaque de l’ennemi.

 

Merlon

Chacune des parties du parapet existant entre les canonnières. Pan massif du parapet, situé entre deux créneaux du chemin de ronde ou des tours, destiné à la protection du défenseur. Il était le plus souvent garni de meurtrières et suppertait parfois les crapaudines qui permettaient de faire basculer les mantelets.

Meurtriére

Dans un mur, ouverture longue et étroite, prévue pour l’envoie de projectiles. D’une manière générale, la partie extérieure était plus largo ; le trou était donc évasé. Cette expression générique a été adoptée par les soldats d’infanterie dans les forts au XIXème siècle.

Mine

Galerie souterraine creusée pour parvenir sous la place forte, prévue pour y aménager une chambre où sera placée une charge dont l’explosion provoquera l’effondrement des fortifications de cette place forte.

Moellon

Bloc en pierre plus petit que la pierre de taille, de taille régulière, moins bien coupé,taillé et ajusté.

Mortier

Pièce d’artillerie destinée à lancer des bombes. Son calibre est important et son tube est court.

Muraille

Mur en pierre ou en brique ou mur de torchis qui entoure une forteresse en la protégeant de l’extérieur. Sa hauteur doit être importante afin d’empêcher les attaquants de l’escalader facilement ; il doit être très solide afin de résister aux différents types d’attaques des envahisseurs. Si le rempart est fermé sur lui-même, on l’appelle alors une enceinte.

N

O

Obus

Pièce d’artillerie utilisée pour tirer des grenades et dont la longueur est plus importante que celle du mortier et plus petite que celle du canon de même calibre, par rapport au diamètre de son âme. Elle s’appuie sur un affût à roues afin d’être transportée plus facilement.

 

Ouvrage à cornes

Fortification extérieure qui se compase de deux demi-bastions reliés par une courtine. Son objectif est le même que celui des tenailles, mais il est plus résistant car ses deux faces et la courtine défendent mutuellement les flancs. Un ravelin était souvent placé devant sa courtine.

 

Ouvrage en pierre de taille

Ouvrage réalisé avec des pierres de taille ordonnées et placées en rangées bien assemblées.

P

Palissade

Rangée de palis enfoncés verticalement dans la terre, à cinq centimètres l’un de l’autre, et consolidés par des lattes horizontales. Elle était placée sur la banquette du chemin couvert, ainsi que dans les retranchements et autres endroits.

 

Panneresse (poser en)

Se dit d’une construction où la plus grande dimension de la brique ou de la pierre est posée dans la direction de la longueur du parement.

 

Parapet

Terre-plein court, réalisé au-dessus du terre-plein principal, vers la campagne, qui protège les poitrines des soldats des coups ennemis. Dans les fortifications modernes, c’est un terre-plein court situé dans la partie extérieure du chemin ouvert qui protégeait les soldats lorsqu’ils faisaient usage de leurs armes.

 

Parement

Chacune des deux faces d’un mur ou d’une muraille. Chacune des six faces d’une pierre de taille travaillée.

 

Place d’armes

Aire à l’air libre située á l’intérieur d’une enceinte fortifiée, destinée à la relève ou à la formation des troupes. À un niveau inférieur se trouvait parfois une autre place, l’”albacara”, qui avait le même rôle.

 

Place forte

Cité fortifiée ou forteresse.

 

Pièce

Voir Canon.

 

Pièce de place forte et de siège

Canon situé à l’intérieur de la forteresse.

 

Pierre de taille

Grands blocs de pierre travaillés de façon régulière et lisse, que l’on utilise dans la construction de murs et d’arcs.

 

Plateforme

Partie supérieure d’un bastion.

 

Poliorcétique

Ensemble des techniques et des dispositions qui ont trait à la prise d’assaut ou la défense des places fortes.

 

Pont-levis

Pièce en bois très résistante et rigide qui était placée au-dessus le fossé. En cas d’attaque ennemie, elle était levée au moyen d’un complexe système mécanique composé de poulies, de chaînes et de contrepoids. Lorsqu’elle était levée verticalement, elle empêchait l’entrée des attaquants et assurait la protection et le renfort de la porte. La connexion entre les ponts dormants et les forteresses s’effectuait par un pont-levis, afin d’empêcher l’entrée des ennemis.

 

Poterne

Porte secondaire d’une forteresse, de petite taille, destinée à permettre une entrée et une sortie discrètes des troupes pour surprendre l’ennemi ou pour regrouper les troupes dans le fossé.

 

Poste de guet

Monticule situé entre des canonnières. C’est l’endroit où le chef artilleur montait pour indiquer, avec précision, la direction du tir (pour les canons).

 

Poudrière

Lieu ou bâtiment qui servait de dépôt pour la poudre et les autres explosifs.

Q

R

Rasant

Ligne imaginaire inclinée qui reliait les créneaux au glacis et aux autres ouvrages de fortification, et qui déterminait les zones qui étaient touchées depuis lesdits créneaux. On pouvalt faire de même depuis les batteries qui touchaient les forteresses,

 

Ravelin

Ouvrage extérieur de fortification semi-circulaire ou dont les deux faces forment un angle sortant, édifié devant la courtine dont les demi-gorges sont formées par la contrescarpe. Il permet de protéger la courtine, les accès et les flancs d’un bastion. On l’appelle également demi-lune.

S

 

Salve d’artillerie

Salut militaire effectué avec des armes à feu. Série de coups de canon consécutifs et sans projectiles effectués pour montrer le respect ou pour saluer. Décharge simultanée de plusieurs pièces d’artillerie identiques.

 

Sape

Les assiégeants avancent protégés par les galeries ou les tranchées qu’ils ont eux-mêmes réalisées, ou à l’abri des fortifications qu’ils assiègent.

T

Talus

Renfort à forte pente situé dans la partie basse des murailles, dans le but de les renforcer et de tenir à distance les machines d’assaut. Servait également à éviter l’excavation de sapes et de galeries sous les remparts.

 

Tambour

Petite défense circulaire qui était placée devant les portes d’une fortification.

 

Terre-plein

Massif en terre qui permet de remplir un mur de contention dans une enceinte fortifiée. Cependant, il peut être érigé préalablement pour servir de défense, puis être enrobé de maçonnerie.

 

Tir

Direction donnée au coup de feu des armes à feu.

 

Tir á ricochet

Tir de canon dans lequel la réduction de la dose de poudre permet d’éviter un tir tendu qui pourrait toucher les défenseurs du chemin couvert. La batterie de canons était placée en enfilade sur la ligne du chemin couvert, et les bombes balayaient cette ligne en rebondissant sur le sol et sur le parapet. Son inventeur fut Vauban, à la fin du XVIIe siècle.

 

Tour

Construction imposante, isolée ou intégrée dans les pans de mur, qui peut avoir différents types de plan et de tracé, mais qui présente généralement une forme quadrangulaire.

 

Tour circulaire

Toutes les tours fortifiées, en particulier les tours circulaires.

 

Tourelle

Haute construction qui dépasse de la muraille du cháteau. Elle peut être isolée ou à l’intérieur du château.

 

Tranchée

Fossé défensif qui permet de tirer à l’abri de l’ennemi. Il avance jusqu’à la place forte pour pouvoir réaliser l’assaut final.

U

V

Voûte

Ouvrage de maçonnerie dont la forme est courbe, qui couvre l’espace compris entre deux murs ou une série de piliers alignés. Les noms des différentes voûtes sont fonction de leur forme : voûte en berceau (surface cylindrique, sections d’arc en plein cintre), voûte en arête (intersection de deux berceaux perpendiculaires).

 

Voûte à l’épreuve

Voûte dont la construction était suffisamment renforcée pour résister aux impacts provoqués par les obus et les mortiers lors des sièges, afin de protéger garnison et munitions.

W

Y

X

Z